Les 5 règles d’or de l’utilisation des tablettes par les petits

À l’ère du tout numérique, les tablettes se sont démocratisées et immiscées dans nos foyers. Soucieux de n’oublier personne, les fabricants ont conçu des tablettes adaptées aux tout-petits. Ainsi existe-t-il aujourd’hui des tablettes pour les enfants de 18 mois. Si cette évolution réjouit les uns, elle suscite la méfiance chez les autres. Les tablettes ne sont-elles pas dangereuses pour la santé des plus jeunes ? Ne nuisent-elles pas à leur développement ? Face à ces inquiétudes légitimes, les experts ont émis des recommandations. Sur la base de leurs observations, nous pouvons déterminer cinq règles d’or de l’utilisation des tablettes par les plus petits.

Utiliser la tablette en fonction de l’âge de l’enfant

Pas de tablette avant 3 ans, telle est la 1re règle édictée par les spécialistes de l’enfance. Avant 3 ans, l’enfant a besoin de construire ses repères spatiaux et temporels. Pour cela, il lui faut bouger, toucher, porter les jouets à sa bouche. Le psychiatre Serge Tisseron résume : « La tablette limite la relation au monde à ce que l’enfant en voit. Il touche l’écran au lieu de saisir l’objet, il ne le flaire pas, ne le mâchouille pas. Il n’a pas d’appréhension des trois dimensions de l’espace. »

Maintenir la tablette des plus petits hors-connexion est la 2e règle à respecter. Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire, en effet, les ondes électromagnétiques émises par une tablette connectée ont des effets négatifs sur le cerveau plus sensible des enfants en bas-âge. Elles affectent leurs fonctions cognitives.

La 3e règle recommande de choisir un programme adapté à l’âge de l’enfant. Une erreur courante consiste à vouloir sur-stimuler intellectuellement l’enfant. Les psychologues le savent : l’usage d’applications inadaptées à son âge peut, au contraire, le mettre en situation d’échec. La tablette aide à valider les acquis, non à les anticiper.

Privilégier l’échange et encadrer l’enfant

Une autre erreur répandue est d’attribuer à la tablette un rôle de nounou. Une nounou digitale qui viendrait se substituer au parent. La 4e règle préconise donc de toujours favoriser l’échange psychosocial et affectif avec son enfant. Une tablette ne remplace pas l’interaction avec l’adulte, indispensable à l’éveil et à l’équilibre du petit. Cela implique aussi que les parents ne donnent pas d’eux-mêmes une image de « geeks », incapables de se détacher de leur écran.

La 5e et dernière règle commande d’établir des règles strictes dans l’utilisation de la tablette. Instaurer ainsi un « couvre-feu », afin que les enfants de 3 à 6 ans ne l’utilisent pas au coucher, sa luminosité perturbant leur sommeil. Il faut également limiter son usage quotidien à une demi-heure par jour. Et il faut surtout être présent aux côtés de l’enfant, parler de ce qu’il voit à l’écran, lui apprendre de nouveaux mots, dialoguer avec lui.

Si l’on suit ces règles, non seulement les tablettes ne sont pas dangereuses pour le développement de l’enfant, mais elles peuvent devenir un formidable outil d’apprentissage. Dans un rapport datant de 2013, « L’enfant et les écrans », l’Académie des sciences souligne ainsi les bienfaits des nouvelles technologies chez les plus jeunes. À la condition sine qua non que les parents accompagnent cette découverte du monde numérique

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